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Le marché d'Ajaccio
Nous avons fait escale-repos à Ajaccio, faisant le lendemain, le point sur l'état du bateau et nos installations réciproques. L'équipage s'organise et les cuisiniers s'expriment. Les produits
corses, les charcuteries évidemment, saucissons,
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jambons et figatelles font fureur,
accompagnées du célèbre Patrimonio. Les dorades achetées au marché nous font un peu
regretter celles du pêcheur de Cargèse. Nous n'avons pas encore pris contact avec ceux d'Ajaccio
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Le marché
d'Ajaccio
Par amirale monbavaria38
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Samedi 13 février 2010
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/2010
11:34
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En vue du port Tino Rossi, nous lançons un appel par la VHF, canal 12 - numéro d'appel d'un port mixte, commerce et plaisance, afin de signaler notre présence et
signifier notre volonté d'obtenir une place. A notre étonnement, aucune réponse ne nous est faite malgré plusieurs tentatives. Nous décidons donc de chercher par nous-même une place à notre
convenance. Ce qui fut fait assez facilement, le port en cette saison, nous étions fin mars, nous en offrait plusieurs.
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Le port est équipé de catways. L'équipage me laisse la barre, pour m'éprouver un peu, je dois dire. J'effectue la manoeuvre à la satisfaction de tous. J'avais pris
mon temps en tenant compte du pas de l'hélice -le bateau a tendance à tirer sur tribord. Le plus jeune d'entre nous -le bénéfice de l'âge, s'installe à poste pour sauter avec l'amarre. En fait,
en toute méconnaissance du catway, il saute un peu vite sur la bande latérale qui plonge aussitôt sous son poids et voilà notre homme "à la baille" comme on dit. Mon réflexe fut aussitôt
d'enclencher la marche avant afin de l'éviter. Nous y tenions à ce jeune homme! A la suite de cet incident, tout le monde évidemment s'est trouvé d'humeur joyeuse et moqueuse. En attendant la
manoeuvre était à reprendre. La tension pour moi avait été forte, quelqu'un m'a remplacé à la barre. Entre temps, le jeune homme avait retrouvé la terre ferme et tout rentra dans
l'ordre.
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L'énigme de la VHF fut résolue, lorsque nous rendant à la Capitainerie pour régulariser notre situation, nous aperçûmes que celle-ci apparaissait dégradée, noircie
au niveau de sa terrasse. La raison en était qu'un restaurant, fraîchement inauguré au-dessus de la bâtisse, sans doute que la chose ne plaisait pas à tout le monde, avait sauté. Les systèmes
électrique et électronique se trouvaient hors d'usage. Le capitaine n'était pas très à l'aise pour nous expliquer tout cela. Notre belle humeur ne nous avait pas quitté pour autant, et nous
avons compati généreusement.
Par amirale monbavaria38
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Vendredi 29 janvier 2010
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09:36
CCI AJACCIO > Ports > Plaisance > Le port Tino Rossi
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Nous avions le choix entre deux escales, l'une au port Tino Rossi, l'ancien, en ouverture sur la ville, l'autre, le port de l'Amirauté, le nouveau port, plutôt
excentré. Notre préférence est allée au premier qui a pu nous accueillir.. Notre emplacement s'est trouvé proche et cela pouvait nous impressionner par ses dimensions, surtout en manoeuvre,
du Napoléon Bonaparte, un des fleurons de la SNCM. Notre voilier paraissant ninuscule et fragile à ses côtés.
Le Napoléon Bonaaparte de la SNCM
Cargo roulier mixte
Construit aux Ateliers et Chantiers du Havre
Livré en mars 1994
Marraine : Mme Michelle BAGGIONI
Longueur : 165,80 m
Largeur : 29 m
Puissance : 26800 CV
Vitesse : 19 noeuds
Jauge brute : 14745 tx
Capacité passagers : 196 personnes
Capacité garage : 120 voitures
Capacité Roll en mètres linéaires : 2000 mètres
Par amirale monbavaria38
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Vendredi 15 janvier 2010
5
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10:57
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Partis de Cargèse le 28 à 11h 45 nous arrivons à Ajaccio, il est 16h 40, pour à peu près cinq heures de route, par petit temps,
tantôt moteur tantôt sous voiles , La traversée du Golfe de Sagonne , cap pour cap se fait sans incident par mer belle et beau temps. Tout le long du parcours, nous restions plein de charme à
nous remplir les yeux de cette côte, les tours génoises s'égrenant dans le déroulement des paysages . Aux Sanguinaires,
nous avons choisi la passe, elle se trouve entre la langue de terre rocheuse, sous la tour de la Parata, et le premier îlot, nous assurant du milieu de la zone. Ici, les fonds sont à
surveiller. J'étais à la barre, attentive.
Golfe d'Ajaccio : "En venant du nord, on entre dans le golfe d'Ajaccio par la passe (profonde de 6 à 7 m) des Iles Sanguinaires ....Les îles Sanguinaires portent
un phare puissant, le premier depuis Calvi."
Golfe de Sagone
Par amirale monbavaria38
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Mercredi 13 janvier 2010
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10:47
Les
"Sanguinaires" ont toujours laissé rêveur à l'évocation du nom. Cet ensemble archipel, coupant la route sud, îlots gardiens du golfe nous pressant d'infléchir notre course, promesse d'espoirs
nouveaux et d'autres paysages, a inspiré souvent poètes ou prosateurs.
A ce sujet voici un extrait d'un texte de de notre Daudet, qui a eu l'occasion de faire un séjour au phare des Sanguinaires.
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-"Figurez-vous une île rougeâtre et d'aspect farouche ; le phare à une pointe, à l'autre une vieille tour génoise où, de mon temps, logeait un aigle. En bas, au
bord de l'eau, un lazaret en ruine, envahi de partout par les herbes ; puis des ravins, des maquis, de grandes roches, quelques chèvres sauvages, de petits chevaux corses gambadant la
crinière au vent ; enfin là-haut, tout en haut, dans un tourbillon d'oiseaux de mer, la maison du phare, avec sa plate-forme en maçonnerie blanche, où les gardiens se promènent de long en
large, la porte verte en ogive, la petite tour de fonte, et au-dessus la grosse lanterne à facettes qui flambe au soleil et fait de la lumière même pendant le jour... Voilà l'île des
Sanguinaires, comme je l'ai revue cette nuit, en entendant ronfler mes pins. C'était dans cette île enchantée qu'avant d'avoir un moulin j'allais m'enfermer quelquefois, lorsque j'avais
besoin de grand air et de solitude. Ce que je faisais ? Ce que je fais ici, moins encore. Quand le mistral ou la tramontane ne soufflaient pas trop fort, je venais me mettre entre
deux roches au ras de l'eau, au milieu des goélands, des merles, des hirondelles, et j'y restais presque tout le jour dans cette espèce de stupeur et d'accablement délicieux que donne la
contemplation de la mer. Vous connaissez, n'est-ce pas, cette jolie griserie de l'âme ? On ne pense pas, on ne rêve pas non plus. Tout votre être vous échappe, s'envole, s'éparpille. On est
la mouette qui plonge, la poussière d'écume qui flotte au soleil entre deux vagues, la fumée blanche de ce paquebot qui s'éloigne, ce petit corailleur à voile rouge, cette perle d'eau, ce
flocon de brume, tout excepté soi-même... Oh ! que j'en ai passé dans mon île de ces belles heures de demi-sommeil et d'éparpillement !....."
*
Le phare des Sanguinaires (Alphonse Daudet)
Par amirale monbavaria38
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Lundi 11 janvier 2010
1
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11:22
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Le lendemain, après avoir fait les pleins de rigueur, que ce soit en eau ou en gasoil, en avitaillement, nous poursuivons notre
trajectoire, le but étant de
rejoindre le sud de l'île, de toucher au moins une fois, si le temps est favorable, les côtes sardes.
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C'est la raison pour laquelle nous abandonnons les anses et les golfes à leur beauté, nous contentant des caps, que nous déroulons
les uns après les autres, jusqu'aux Sanguinaires, sans omettre l'admiration portée à la côte offerte, aux dauphins joueurs qui nous accompagnent parfois, agrémentant idéalement notre
route.
clichés Google Map
Par amirale monbavaria38
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Samedi 9 janvier 2010
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09
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16:12
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Cette première traversée nous a renseigné sur les qualités intrinsèques du bateau et son habitabilité, notamment avec les six
personnes à bord. Son côté marin nous a paru tout à fait satisfaisant: bon passage à la lame, bonne réponse à la barre, manoeuvres simplifiées tout en nécessitant une vigilance par
exemple, le fait de hisser la grand-voile ou de l'affaler en ménageant les lattes full-batten risquant de s'accrocher au système des lazzis.
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Nous verrons d'ailleurs par la suite, lorsque nous aurons à faire à des vents plus conséquents, se révéler davantage les qualités du
voilier.
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L'habitabilité quant à elle, avec les trois cabines doubles, le carré décalé, la configuration du plan cuisine, les nombreux
rangements, que ce soient en coffres, en placards ou en équipets, autorisent sans se bousculer plus que cela, la vie à l'intérieur du bateau.
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Le cokpit lui, semble un peu resserré lorsqu'il s'agit d'y accueillir tout le monde, surtout que la table choisie repliable en option ne paraît pas forcément à la hauteur de l'enjeu à savoir
six assiettes alignées et de quoi poser plats ou bouteilles. Le seul avantage: le fait qu'elle se replie, laissant libre l'espace, facilitant notamment les changements de
bord.
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Les passavants sont relativement spacieux. La plage avant est intéressante. Un souci cependant à cet endroit du pont: le passage du génois très recouvrant, qui oblige à
chaque fois d'abandonner les lieux ou de se livrer à une gymnastique des plus osées. Cette configuration doit malgré tout se retrouver sur pas mal de bateaux de ce type.
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Ceci dit, je me plais bien sur mon Bavaria 38 et vous voyez que je le recommande à toute personne intéressée par la croisière où un
bateau ne doit pas faire défaut au large, soit par trop de lenteur, soit par trop d'inconfort.
Par amirale monbavaria38
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Lundi 4 janvier 2010
1
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/2010
17:17
Photo Corse sur internet
Source cliché: http://www.visoterra.com/voyage-premier-voyage-de-visoterra/cargese.html
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Après avoir parcouru 124 milles en 23 heures de route, tantôt sous voiles, (en tout durant environ 7 heures), tantôt le moteur les
assistant du fait du vent insuffisant, tantôt nous résignant à affaler et à mettre le moteur, nous atterrissons à Cargèse vers 17 heures, à l'heure où des pêcheurs reviennent de relever leurs
filets. Nous pensons tout de suite au plat de poisson frais dont nous allons pouvoir nous régaler. Cela n'a pas manqué et six belles dorades délicieuses trônent sur la table au repas du
soir.
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Avant cela bien entendu, nous jetons un coup d'oeil sur ce petit port sympathique, en nous faisant la remarque que si nous voulons
visiter le village, il va falloir grimper, car il se trouve bien au-dessus du rivage dans un creux de colline. Du fait d'une histoire religieuse assez étrange, nous nous apercevons que deux
clochers proches se font face au milieu des maisons. J'apprends alors qu'une colonie grecque est venue s'installer là au XVIIème siècle, "le rite byzantin s'ajoutant au rite latin".
Par amirale monbavaria38
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1
Lundi 14 décembre 2009
1
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19:41
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Devant nos yeux, le paysage est à géométrie variable au fur et à mesure que nous approchons. Une fois les sommets enneigés avalés par je ne sais quel génie, le
socle de l'édifice va s'élargissant jusqu'à prendre place sur tout l'horizon face à nous. Des masses se précisent peu à peu jusqu'à ce que nous distinguions ça et là des arrondis de collines ou
des abrupts de roches verticales. Nous incurvons notre route vers plus de sud, admirant les beautés sauvages que nous offrent cette côte, le golfe de Porto et la non moins célèbre réserve de
Scandola.
Les calanches de
Piana
La réserve naturelle de Scandola et le golfe de
Girolata
Par amirale monbavaria38
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3
Mercredi 25 novembre 2009
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21:27
Par amirale monbavaria38
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Mardi 24 novembre 2009
2
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/2009
16:21
Sur cette traversée de 23 heures , le vent a été suffisant 7 heures durant, pour nous permettre valablement d'avancer. Le livre de bord nous l'indique. Le reste du
parcours s'est fait moteur seul ou moteur et voiles conjugués.
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Nous avons atterri à Cargèse plus bas.
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Entre-temps l'approche de l'île s'est faite en plusieurs temps. Le premier, c'est lorsque, passant la tête par le panneau avant après un sommeil de quelques
heures, j'ai pu découvrir, ce qui est assez exceptionnel, toute l'île devant moi.
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Il était à peu près cinq heures du matin, le soleil s'était levé et dans sa splendeur, en majesté, comme sur un plateau miroitant, l'île, du bord de mer aux
sommets enneigés était là, toute entière. Un professionnel de la photographie aurait eu le matériel qu'il fallait pour fixer et perpétuer ce spectacle. Ce ne fut pas le cas en ce qui me
concerne. Mais je vous assure que c'est dans ma mémoire que cette vision-là reste gravée. D'ailleurs, une photo existe, je me souviens l'avoir vue au Salon Nautique à Paris. Elle avait été
prise, tenez-vous bien, de l'observatoire de Super-Cannes. J'ai habité tout près de cet observatoire et notre joie était d'y monter, surtout par temps de mistral. Je n'ai pas eu la chance de
voir la Corse. Il est vrai qu'il fallait s'y prendre au moment où les rayons arrasants du soleil pouvaient éventuellement le permettre.
Par amirale monbavaria38
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Samedi 21 novembre 2009
6
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/Nov
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16:18
sur internet
Par amirale monbavaria38
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Samedi 21 novembre 2009
6
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16:07
Par amirale monbavaria38
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Samedi 21 novembre 2009
6
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/2009
15:52
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Dans la nuit, étranges, ces lueurs en pleine mer, lorsque nous approchons de la station, telle que
nous l'avions vue sur la carte. Un fanal fixe au départ, signal d'un périmètre à éviter, une balise sonore, l'annonce dans la VHF, à l'intention, croyons-nous, d'un cargo faisant route
dangereuse vers le lieu, lui intimant l'ordre de se dérouter, par répétitions incessantes, lancinantes, comme incantatoires... Nous voilà plongés en plein drame. Nous ne distinguons
rien concernant le cargo, ni personne concernant la voix, une voix venue d'ailleurs, un cargo lui-même fantôme. Nous nous trouvons en un instant sur une autre planète, ou participants d'une
séquence d'un film bizarre, la nuit forçant ses effets...
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L'appel d'un phare plus lointain, nous indique la direction à suivre.
Nous le dépassons et retombons dans l'obscurité, en veille intense à l'intention de cargos impressionnants. Cette station scientifique en pleine mer, de surcroît de nuit, est véritablement un
épisode qui nous restera en mémoire, irréel, un monde de lumière trouant l'obscurité, envoûtant, un monde de sons au milieu du silence nocturne de la mer.
Par amirale monbavaria38
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Jeudi 12 novembre 2009
4
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11:44
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Ce n'est pas celle de mon bateau, je l'ai trouvée sur internet,
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mais elle donne bien l'impression que j'en avais d'un coucher de soleil en mer.
Vous avez compris j'aime les couchers de soleil...
Qu'y-a-t-il de plus beau, de plus exceptionnel, Mon côté "Petit Prince", "Princesse" dirions-nous plutôt
ou alors la Rose... Elle devait bien comprendre quelque chose aux couchers de soleil, cette Rose...
La traversée se fera de nuit, et au moteur la plupart du temps, comme souvent du fait du peu de vent, car quinze heures au moins de route, nous attendent
avant d'atteindre l'autre rive. J'ai toute confiance en l'équipage, composé de "loups de mer" expérimentés, deux bretons, trois languedociens et moi, pour qui cette traversée est une entière
nouveauté. Nous sommes le 26 mars, 18h. La décision du bord est de s'équiper de gilet et d'utiliser le harnais, précautions à prendre pour la route de nuit. Nous découperons ce temps en trois
quarts successifs. Je participe au premier.
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Ce n'est pas la première fois que je navigue de nuit. Je me souviens lors d'un convoyage, je ramenais le bateau vers son port d'attache, je dis bien "je" car
l'équipage fourbu -ils venaient de terminer la "Giraglia", écroulé au fond du bateau, m'avait confié la barre. La seule chose qu'en tant que néophyte absolue, j'étais capable de faire à peu
près. Nous étions dans le secteur rouge de la Chrétienne et il fallait tirer des bords. Je réveillais tout le monde au moment du virement. Vers la mer, cela ne posait aucun problème. Mais de
retour vers la côte, on m'avait bien dit: "Tu voiis les lumières de la côte, à cette distance tu nous appelles." "Diable, à cette distance... il faut l'évaluer.. Trop tôt, on perd de la route;
trop tard, ce sont les cailloux.... Restons zen, car ces spécialistes de la course en mer sont très sérieux dès qu'il s'agit de manoeuvrer au petit point. Et un bateau dans les cailloux, ça ne
fait pas bon effet." A l'époque, pas de GPS, ce qui est encore le cas sur les petits bateaux, une autre navigation, plus subtile. Aussi, lorsqu'on lâchait le phare de Camarat, c'était
magique cette attente de l'éclat du phare suivant, celui d'Antibes, celui sur la côte qui porte au plus loin .
Naviguer de nuit, implique une vigilance accrue. Alors que, pauvres terriens que nous sommes en général, qui ne savons
faire un pas dans l'obscurité sans nous cramponner fermement au moindre support, dans la nuit maritime, tout nous paraît encore plus étrange, les bruits de l'eau, le son se portant en écho des
manoeuvres, les dangers inconnus qui peuvent surgir, le cap à tenir, l'oeil sur le compas.
Par amirale monbavaria38
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Dimanche 8 novembre 2009
7
08
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